publications
Cambodge, le Danseur de mémoires, éditions Chaman, Neuchâtel, 2012.
Kakada Nim a été photographié au Cambodge, au cours de trois séances distinctes, en 2009 et 2010. Il fait partie de la nouvelle et foisonnante génération des danseurs de son pays après leur élimination, entre 1975 et 1979, pendant la dictature des Khmers Rouges. Il participe à la renaissance de la vie artistique par le truchement de son art, symbole de l’histoire millénaire du Cambodge.
Les 19 photographies de cette plaquette privilégient la préparation du danseur (maquillage, habillage, etc.), plutôt que la danse elle-même, et elles sont mêlées à deux autres types d’images : celles prises dans ce qui reste de l’un des plus importants centres de torture de Phnom Penh, le sinistre « S21 », ainsi que des photographies prises à Angkor, parmi les ruines des temples construits au temps de l’Empire khmer, il y a plus de 800 ans.
Cette démarche artistique a pour but de montrer qu’un danseur cambodgien, se souvenant des exterminations du passé encore proche, veut le dépasser et retrouver, par les costumes et les gestes depuis toujours codifiés, la mémoire de ceux qui ornent les bas-reliefs des temples anciens. Retrouver, ainsi, sa mémoire.
Les photographies argentiques en noir & blanc (et sépia pour celles concernant le S21) sont accompagnées des regards très différents de deux auteurs, Philippe Hunt et Olivier Riboton. L’un est un philosophe et philologue belge ayant vécu plusieurs années au Cambodge ; le second est français, poète et chorégraphe. La vision des images de Georges A. Bertrand leur a inspiré des méditations, des « rêveries », permettant au lecteur/spectateur de regarder, ensuite, autrement, les photographies, multipliant ainsi les approches.
La plaquette est préfacée par la Princesse Norodom Buppha Devi, Chorégraphe du ballet royal du Cambodge et ancien Ministre de la Culture du Royaume cambodgien.
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Le Bleu de mon regard, éditions Créations, Donzenac, 2010.
Cet ouvrage est le deuxième édité par les Editions Créations dans leur collection « en regard », proposant des oeuvres réalisées en commun par plusieurs artistes. Ici il s'agit de photographies de Georges A. Bertrand accompagnant des textes de l'écrivain camerounais Hervé Madaya.
La préface à cette plaquette a été offerte par Odile Tobner, grande spécialiste des sociétés contemporaines africaines et en particulier du Cameroun. En voici un extrait :
"Dans ce précieux petit ouvrage d'une soixantaine de pages sont associés les textes de Hervé Madaya et les photographies de Georges A Bertrand. L'ensemble reflète, métamorphosée par la poésie du regard et de la parole, la dure réalité africaine vécue dans un pays qui pourrait avoir bien des noms, puisque le Cameroun, qui est montré là, semble un raccourci des maux d'un continent. Le plus bouleversant c'est bien sûr le spectacle de l'enfance, confrontée à la misère. Loin de tout exhibitionnisme et voyeurisme, alliance malfaisante qui produit les oeuvres et les reportages les plus conventionnels sur ce thème trop tentant, ce livre suggère avec discrétion la toile de fond et le contexte de cette oeuvre double. Les textes sont brefs. Leur simplicité montre une grande maîtrise de l'expression. Les photos révèlent un regard proche et familier. L'ensemble constitue une oeuvre intimiste pleine d'émotion. Ce sentiment d'intimité vient de la forme oratoire, ou plutôt simplement parlée, du texte, qui s'adresse à un interlocuteur muet. Il s'agit de confidences chuchotées par des enfants. Petites filles domestiques, violées, enfants des rues, enfants soldats, enfants de la
brousse, tous connaissent le travail, la peine, mais aussi, parfois, le sentiment de la beauté du monde, l'amour de leurs proches, dont ils partagent le quotidien cruel.
"
[plaquette de 60 pages, format 18 cmx13,5 cm), 12 euros, frais de port inclus ; pour toute commande : editionscreations@yahoo.fr ou nous contacter]
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TRACES, mémoires musulmanes en cœur de France, éditions Chaman, Neuchâtel, 2009
Note de l’éditeur : TRACES dévoile une culture arabo-musulmane intégrée depuis des siècles dans le patrimoine français. A travers le faisceau de l’art sacré roman, l'auteur révèle et décrit les relations qui unissent depuis des siècles le monde musulman et le monde chrétien. Les photographies de Georges A. Bertrand, tout comme ses écrits, ont un but majeur : faire connaître l’autre pour le faire aimer. Le lecteur est invité à s’immerger dans un passé perceptible mais souvent inconscient, car TRACES rappelle la valeur oubliée de l’Orient et son influence en Méditerranée et en Europe. La transmission des symboles liés à l’art sacré marque les échanges d’idées entre deux conceptions du monde que l’on conçoit, souvent à tort, comme fondamentalement différentes. C’est aussi le rôle de passeur joué par la civilisation arabo-musulmane dans l’immense mouvement des formes artistiques d’une culture à une autre, dans le temps autant que dans l’espace qui est l’objet des recherches de Georges A. Bertrand.
Richement illustré par des photographies à caractère didactique mais surtout artistique, l’ouvrage présente une large série de clichés qui mettent en valeur des oeuvres architecturales disséminées en plein coeur de France en les faisant ainsi accéder au statut d’œuvres d’art. Chaque illustration est accompagnée d’un croquis original inspiré par la production artistique du monde arabo-musulman et réalisée par le plasticien Abdelhakim Henni qui tisse ainsi le lien entre l’Orient et l’Occident. L'auteur apporte, par ce travail minutieux d’inventaire esthétique « croisé », sa pierre à la reconnaissance d’influences islamiques. Il permet au lecteur et spectateur de percevoir le patrimoine français autrement. C’est de la beauté que peut naître la compréhension des diversités et de la profonde unité de l’espèce humaine.
[ouvrage reconnu par l'UNESCO comme contribution à l'Année Internationale du Rapprochement des Cultures 2010 ; dossier de presse de l'éditeur : http://www.chaman.ch/root/breves/7]
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YAHIA, de l’auréole à la gerbe de feu, éditions La Pomme à tout faire, Béthune, 2008.
Ce catalogue est le second concernant l'artiste Abdelhakim Henni dont Georges A.Bertrand a écrit les textes. Il accompagne l'exposition "YAHYA", rencontre entre les arts chrétien et musulman, le Yahya des musulmans, plusieurs fois cité dans le Coran, étant le Jean le Baptiste des Chrétiens.
Le mythe de Jean le Baptiste, ses liens avec Jésus, sa reprise dans la tradition musulmane, et sa métamorphose dans le monde d'aujourd'hui au milieu des tourmentes actuelles entre Orient et Occident, voilà les grands thèmes de ce nouveau travail d'Abdelhakim Henni, expliqués par l'écrivain dans ce catalogue illustré de nombreuses oeuvres de l'artiste.
[catalogue (28p., format 19cm x 19cm) de l'exposition YAHYA, présentée à Béthune en 2007 (commissaire : Philippe Massardier) puis au Musée du Cloître de Tulle en janvier 2009. Oeuvres de Abdelhakim Henni, textes de Georges A. Bertrand, photographies et conception graphique de Denis Toulet ; publié avec le soutien de la Ville de Béthune et d'Artois Comm, de la Communauté d'Agglomération de Béthune-Bray, ainsi que du Musée du Cloître de Tulle ; coordination : Lara Vallet ; ouvrage actuellement épuisé, nous contacter pour acquisition]
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Dictionnaire étymologique des mots français venant de l’arabe, du turc et du persan, éditions l’Harmattan, Paris, 2007
Face aux incompréhensions historiques et culturelles caractérisant les relations entre le monde musulman et le monde occidental, face à l'inflation actuelle de termes arabes transposés tels quels dans le discours journalistique ou politique, il était nécessaire de faire le point sur l'influence des langues arabe, turque et perse sur la langue française, de "fixer" avec précision le sens de chaque mot, afin de mieux comprendre l'histoire de sa propre culture, mais également celle des "autres".
Cet ouvrage est le premier aussi complet, aussi actuel, sur le sujet : il comprend aussi bien le vocabulaire "classique" d'origine principalement arabe que le vocabulaire populaire, celui de la colonisation comme celui des banlieues, sans oublier les mots les plus récents concernant l'islam politique. Mais surtout il expose, mot après mot, les relations complexes ayant uni quatre langues importantes dont l'Histoire fut et reste liée à celle de la Méditerranée, donc à la nôtre.
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Gaza, brisées d’empires, éditions Créations, Donzenac, 2007
A Gaza, comme tout autour de la Méditerranée, échouèrent tant d'empires que dans la trame tourbillonnante du présent en surgissent les traces mêlées aux témoignages du présent : ruines et ossements, graffiti et photographies, colonnes et pierres tombales. Six mille années d'occupation ininterrompue d'un site laissent des strates, et sous le macadam jauni, sous les camps de réfugiés d'une guerre perdue, dorment, cachés à tous les regards, des allées triomphales, des dômes de marbres, les cimetières des empires disparus.
Dans cette plaquette, quatre textes accompagnent 19 photographies en noir & blanc des traces laissées dans la Gaza d’aujourd’hui par tous les empires qui s’y sont perdus.
[plaquette photographique, 24 pages ; format 18cm x 13,5cm, 6 euros ; nous contacter pour acquisition] |
Dotremont, Un Lapon en Orient, éditions Didier Devillez, Bruxelles, 2005
L'oeuvre du poète-calligraphe belge Christian Dotremont, indissociable de sa vie, fut écriture instable et sinueuse, à mi-chemin entre littérature et peinture.
On ne peut penser qu’à l’Orient en regardant ses logogrammes, dernière métamorphose du Cobra. A un Orient au sens large du terme : à la Chine, par la technique picturale utilisée, par le choix de la philosophie, de ce Vide si important dans le blanc de la Laponie et du papier, support de l’écriture ; au monde arabe, par la ressemblance souvent esthétique entre le logogramme et la calligraphie musulmane, mais surtout par les rapports existant entre la parole et l’écriture arabes n’ayant de sens que dans le mouvement, et l’écriture du logogramme n’ayant de sens que dans le mouvement de son écriture ou de sa lecture.
L’œuvre de Christian Dotremont est toujours restée une recherche verbale-graphique suivant une route menant au « non-lieu », quelque part, là-bas, dans « l’intime extrême » d’un Grand-Nord rejoignant l’inaccessible Orient des voyageurs.
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Gens de Travassac, éditions Ecritures, Brive-la-Gaillarde, 2001
En 57 images, la quasi-totalité de la population du petit village corrézien de Travassac, célèbre pour ses ardoisières, et photographiée par famille, chacune devant sa maison, sans apprêt, sans mise en scène particulière à part celle plus ou moins consciemment choisie par les habitants. En 57 images, c’est toute une époque à la charnière des deux siècles qui est fixée, la juxtaposition de deux mondes, l’ancien, celui qui est « de là » depuis si longtemps, de génération en génération, et le nouveau, celui qui s’est établi dans le village ces dernières années, famille par famille. Selon l’histoire de chacun, se lisent le poids des ans, la résignation ou l’insouciance, s’admirent les visages usés, beaux dans leurs gestes d’amour, les rideaux de tulle ou de dentelle, les haie taillée, les herbes abandonnées et les maisons balafrées.
[format 20,5cm x 14cm ; 13,72 euros ; ouvrage actuellement épuisé, nous contacter pour acquisition] |
Kakada Nim a été photographié au Cambodge, au cours de trois séances distinctes, en 2009 et 2010. Il fait partie de la nouvelle et foisonnante génération des danseurs de son pays après leur élimination, entre 1975 et 1979, pendant la dictature des Khmers Rouges. Il participe à la renaissance de la vie artistique par le truchement de son art, symbole de l’histoire millénaire du Cambodge.
Les 19 photographies de cette plaquette privilégient la préparation du danseur (maquillage, habillage, etc.), plutôt que la danse elle-même, et elles sont mêlées à deux autres types d’images : celles prises dans ce qui reste de l’un des plus importants centres de torture de Phnom Penh, le sinistre « S21 », ainsi que des photographies prises à Angkor, parmi les ruines des temples construits au temps de l’Empire khmer, il y a plus de 800 ans.
Cette démarche artistique a pour but de montrer qu’un danseur cambodgien, se souvenant des exterminations du passé encore proche, veut le dépasser et retrouver, par les costumes et les gestes depuis toujours codifiés, la mémoire de ceux qui ornent les bas-reliefs des temples anciens. Retrouver, ainsi, sa mémoire.
Les photographies argentiques en noir & blanc (et sépia pour celles concernant le S21) sont accompagnées des regards très différents de deux auteurs, Philippe Hunt et Olivier Riboton. L’un est un philosophe et philologue belge ayant vécu plusieurs années au Cambodge ; le second est français, poète et chorégraphe. La vision des images de Georges A. Bertrand leur a inspiré des méditations, des « rêveries », permettant au lecteur/spectateur de regarder, ensuite, autrement, les photographies, multipliant ainsi les approches.
La plaquette est préfacée par la Princesse Norodom Buppha Devi, Chorégraphe du ballet royal du Cambodge et ancien Ministre de la Culture du Royaume cambodgien.
Cet ouvrage est le deuxième édité par les Editions Créations dans leur collection « en regard », proposant des oeuvres réalisées en commun par plusieurs artistes. Ici il s'agit de photographies de Georges A. Bertrand accompagnant des textes de l'écrivain camerounais Hervé Madaya.
La préface à cette plaquette a été offerte par Odile Tobner, grande spécialiste des sociétés contemporaines africaines et en particulier du Cameroun. En voici un extrait :
"Dans ce précieux petit ouvrage d'une soixantaine de pages sont associés les textes de Hervé Madaya et les photographies de Georges A Bertrand. L'ensemble reflète, métamorphosée par la poésie du regard et de la parole, la dure réalité africaine vécue dans un pays qui pourrait avoir bien des noms, puisque le Cameroun, qui est montré là, semble un raccourci des maux d'un continent. Le plus bouleversant c'est bien sûr le spectacle de l'enfance, confrontée à la misère. Loin de tout exhibitionnisme et voyeurisme, alliance malfaisante qui produit les oeuvres et les reportages les plus conventionnels sur ce thème trop tentant, ce livre suggère avec discrétion la toile de fond et le contexte de cette oeuvre double. Les textes sont brefs. Leur simplicité montre une grande maîtrise de l'expression. Les photos révèlent un regard proche et familier. L'ensemble constitue une oeuvre intimiste pleine d'émotion. Ce sentiment d'intimité vient de la forme oratoire, ou plutôt simplement parlée, du texte, qui s'adresse à un interlocuteur muet. Il s'agit de confidences chuchotées par des enfants. Petites filles domestiques, violées, enfants des rues, enfants soldats, enfants de la
brousse, tous connaissent le travail, la peine, mais aussi, parfois, le sentiment de la beauté du monde, l'amour de leurs proches, dont ils partagent le quotidien cruel.
"
[plaquette de 60 pages, format 18 cmx13,5 cm), 12 euros, frais de port inclus ; pour toute commande : editionscreations@yahoo.fr ou nous contacter]
Note de l’éditeur : TRACES dévoile une culture arabo-musulmane intégrée depuis des siècles dans le patrimoine français. A travers le faisceau de l’art sacré roman, l'auteur révèle et décrit les relations qui unissent depuis des siècles le monde musulman et le monde chrétien. Les photographies de Georges A. Bertrand, tout comme ses écrits, ont un but majeur : faire connaître l’autre pour le faire aimer. Le lecteur est invité à s’immerger dans un passé perceptible mais souvent inconscient, car TRACES rappelle la valeur oubliée de l’Orient et son influence en Méditerranée et en Europe. La transmission des symboles liés à l’art sacré marque les échanges d’idées entre deux conceptions du monde que l’on conçoit, souvent à tort, comme fondamentalement différentes. C’est aussi le rôle de passeur joué par la civilisation arabo-musulmane dans l’immense mouvement des formes artistiques d’une culture à une autre, dans le temps autant que dans l’espace qui est l’objet des recherches de Georges A. Bertrand.
Richement illustré par des photographies à caractère didactique mais surtout artistique, l’ouvrage présente une large série de clichés qui mettent en valeur des oeuvres architecturales disséminées en plein coeur de France en les faisant ainsi accéder au statut d’œuvres d’art. Chaque illustration est accompagnée d’un croquis original inspiré par la production artistique du monde arabo-musulman et réalisée par le plasticien Abdelhakim Henni qui tisse ainsi le lien entre l’Orient et l’Occident. L'auteur apporte, par ce travail minutieux d’inventaire esthétique « croisé », sa pierre à la reconnaissance d’influences islamiques. Il permet au lecteur et spectateur de percevoir le patrimoine français autrement. C’est de la beauté que peut naître la compréhension des diversités et de la profonde unité de l’espèce humaine.
[ouvrage reconnu par l'UNESCO comme contribution à l'Année Internationale du Rapprochement des Cultures 2010 ; dossier de presse de l'éditeur : http://www.chaman.ch/root/breves/7]
Ce catalogue est le second concernant l'artiste Abdelhakim Henni dont Georges A.Bertrand a écrit les textes. Il accompagne l'exposition "YAHYA", rencontre entre les arts chrétien et musulman, le Yahya des musulmans, plusieurs fois cité dans le Coran, étant le Jean le Baptiste des Chrétiens.
Le mythe de Jean le Baptiste, ses liens avec Jésus, sa reprise dans la tradition musulmane, et sa métamorphose dans le monde d'aujourd'hui au milieu des tourmentes actuelles entre Orient et Occident, voilà les grands thèmes de ce nouveau travail d'Abdelhakim Henni, expliqués par l'écrivain dans ce catalogue illustré de nombreuses oeuvres de l'artiste.
[catalogue (28p., format 19cm x 19cm) de l'exposition YAHYA, présentée à Béthune en 2007 (commissaire : Philippe Massardier) puis au Musée du Cloître de Tulle en janvier 2009. Oeuvres de Abdelhakim Henni, textes de Georges A. Bertrand, photographies et conception graphique de Denis Toulet ; publié avec le soutien de la Ville de Béthune et d'Artois Comm, de la Communauté d'Agglomération de Béthune-Bray, ainsi que du Musée du Cloître de Tulle ; coordination : Lara Vallet ; ouvrage actuellement épuisé, nous contacter pour acquisition]
Face aux incompréhensions historiques et culturelles caractérisant les relations entre le monde musulman et le monde occidental, face à l'inflation actuelle de termes arabes transposés tels quels dans le discours journalistique ou politique, il était nécessaire de faire le point sur l'influence des langues arabe, turque et perse sur la langue française, de "fixer" avec précision le sens de chaque mot, afin de mieux comprendre l'histoire de sa propre culture, mais également celle des "autres".
Cet ouvrage est le premier aussi complet, aussi actuel, sur le sujet : il comprend aussi bien le vocabulaire "classique" d'origine principalement arabe que le vocabulaire populaire, celui de la colonisation comme celui des banlieues, sans oublier les mots les plus récents concernant l'islam politique. Mais surtout il expose, mot après mot, les relations complexes ayant uni quatre langues importantes dont l'Histoire fut et reste liée à celle de la Méditerranée, donc à la nôtre.
A Gaza, comme tout autour de la Méditerranée, échouèrent tant d'empires que dans la trame tourbillonnante du présent en surgissent les traces mêlées aux témoignages du présent : ruines et ossements, graffiti et photographies, colonnes et pierres tombales. Six mille années d'occupation ininterrompue d'un site laissent des strates, et sous le macadam jauni, sous les camps de réfugiés d'une guerre perdue, dorment, cachés à tous les regards, des allées triomphales, des dômes de marbres, les cimetières des empires disparus.
Dans cette plaquette, quatre textes accompagnent 19 photographies en noir & blanc des traces laissées dans la Gaza d’aujourd’hui par tous les empires qui s’y sont perdus.
[plaquette photographique, 24 pages ; format 18cm x 13,5cm, 6 euros ; nous contacter pour acquisition]
L'oeuvre du poète-calligraphe belge Christian Dotremont, indissociable de sa vie, fut écriture instable et sinueuse, à mi-chemin entre littérature et peinture.
On ne peut penser qu’à l’Orient en regardant ses logogrammes, dernière métamorphose du Cobra. A un Orient au sens large du terme : à la Chine, par la technique picturale utilisée, par le choix de la philosophie, de ce Vide si important dans le blanc de la Laponie et du papier, support de l’écriture ; au monde arabe, par la ressemblance souvent esthétique entre le logogramme et la calligraphie musulmane, mais surtout par les rapports existant entre la parole et l’écriture arabes n’ayant de sens que dans le mouvement, et l’écriture du logogramme n’ayant de sens que dans le mouvement de son écriture ou de sa lecture.
L’œuvre de Christian Dotremont est toujours restée une recherche verbale-graphique suivant une route menant au « non-lieu », quelque part, là-bas, dans « l’intime extrême » d’un Grand-Nord rejoignant l’inaccessible Orient des voyageurs.
En 57 images, la quasi-totalité de la population du petit village corrézien de Travassac, célèbre pour ses ardoisières, et photographiée par famille, chacune devant sa maison, sans apprêt, sans mise en scène particulière à part celle plus ou moins consciemment choisie par les habitants. En 57 images, c’est toute une époque à la charnière des deux siècles qui est fixée, la juxtaposition de deux mondes, l’ancien, celui qui est « de là » depuis si longtemps, de génération en génération, et le nouveau, celui qui s’est établi dans le village ces dernières années, famille par famille. Selon l’histoire de chacun, se lisent le poids des ans, la résignation ou l’insouciance, s’admirent les visages usés, beaux dans leurs gestes d’amour, les rideaux de tulle ou de dentelle, les haie taillée, les herbes abandonnées et les maisons balafrées.
[format 20,5cm x 14cm ; 13,72 euros ; ouvrage actuellement épuisé, nous contacter pour acquisition]